Production de Rosiers à Bas Intrants Phytosanitaires

Début du projet ROSA BIP, permettant d'étudier de nouvelles combinaisons de leviers pour une production de roses à bas intrants phytosanitaires

le projet ROSA BIP est une démarche agro-écologique innovante en rosier hors-sol sous abri pour une culture à Bas niveau d’Intrants Phytosanitaires.

le projet débuté en 2018 bénéficie à 75% du soutien financier de l'OFB, dans le cadre des actions DEPHY EXPE.

La culture du rosier, espèce ornementale majeure, se heurte à de nombreux problèmes de maladies et ravageurs dont certains comme les Thrips remettent en question la viabilité économique. La lutte chimique induit des IFT très élevés, en particulier en fleurs coupées. Ce projet vise à observer l’efficacité de stratégies globales de protection innovantes basées sur l’utilisation de la lutte biologique, de biostimulants et produits alternatifs et de la lutte physique.

Principes d’actions pour atteindre les objectifs

Pour atteindre les objectifs, la démarche proposée consiste en la mise en place de trois observatoires pilotés dans un réseau d’essais constitué par 3 stations d’expérimentation d’ASTREDHOR.

 Ces 3 observatoires pilotés sont :

  • Un système de culture fleurs coupées dans le Sud-Est de la France où la stratégie de protection porte sur l’intégration de la lutte physique par aspiration dans un dispositif de protection Biologique Intégrée (station du SCRADH).
  • Un système de culture fleurs coupées dans le Sud-Est de la France où la stratégie de protection porte sur l’utilisation de biostimulants et de produits alternatifs de biocontrôle dans un dispositif de protection Biologique Intégrée (station du CREAT).
  • Un système de culture rosier de pépinière dans le Nord-Ouest de la France où la stratégie de protection porte sur l’intégration de la lutte physique par aspiration et par collage dans un dispositif de protection Biologique Intégrée (station du CATE).

Ces observatoires pilotés portent sur des cultures de rosier réalisées dans des conditions proches de la production au niveau des types d’abri et des systèmes de plantation et de culture hors-sol.

Une adaptation progressive des règles de décision concernant les techniques de lutte sera mise en œuvre car pour le moment, les références existantes sur les nouveaux procédés sont insuffisantes.

Les méthodes d’observation et d’échantillonnage seront identiques et coordonnées dans les 3 observatoires pilotés. Ces observations seront réalisées en condition d’infestation naturelle.

La lutte biologique reste un pilier des stratégies de Protection Intégrée qui seront mises en place dans ce projet.

La valorisation de la biodiversité fonctionnelle, à travers la présence dans les abris d’un cortège important d’auxiliaires indigènes (Encarsia bimaculata, Eretmocerus mundus, chrysopes, syrphes et parasitoïdes de cochenilles par exemple) sera prise en compte et sera favorisée par un environnement et des pratiques bénéfiques (nourrissage, réduction drastique des pesticides, gestion des abords).

Dans ces observatoires pilotés, il n’y a pas de comparaison avec des témoins en lutte chimique ou une conduite selon des itinéraires équivalents à ceux des producteurs car cela nécessiterait d’importants équipements supplémentaires (abris séparés du fait de la présence d’auxiliaires mobiles).  Les objectifs de production et de qualité cités au paragraphe précédent serviront de point de mire pour valider l’efficacité des méthodes de lutte sur les systèmes de culture testés.

 Pour ces systèmes de culture, qui sont très spécialisés, il n’est pas envisagé de mettre en œuvre des leviers agronomiques autres que la gestion du climat des abris car ce facteur a de fortes conséquences sur la présence des maladies et ravageurs. Des actions sur les leviers tels que la densité de culture, le système de plantation, le système de culture hors-sol, les calendriers de culture ne sont pas envisagées dans ce projet car ils ont trop d’impacts sur la rentabilité du système, l’occupation de l’abri, la qualité de la production ou sur l’organisation du travail.

Caractéristiques et stratégies envisagées dans le système du Scradh :

Par ordre de priorité, les principaux problèmes sanitaires rencontrés en culture de rosiers hors sols sont le thrips ensuite viennent l’Oïdium, les aleurodes, les acariens et les pucerons, le Botrytis, les taches foliaires puis les cochenilles et les chenilles.

  • La combinaison des leviers

Tous les facteurs favorables aux auxiliaires de cultures seront mis en œuvre dont l’apport de compléments alimentaires et le maintien de niches à auxiliaires. Ainsi, le substrat de culture est également pris en compte car il est une niche potentielle d’acariens prédateurs de nymphes de thrips.

Selon la pression exercée par le thrips, la stratégie de protection globale du système rose pourra être différenciée dans les 2 strates Poumon ou Récolte.

  • Précisions sur la lutte physique par aspiration et par collage :

Un procédé d’aspiration automatisé est en cours de mise au point dans le cadre d’un autre projet que celui-ci et sera opérationnel prochainement. Celui ci permettra de capturer une partie des insectes qui s’envoleront suite au passage d'automate.

  • Précisions sur la lutte par application de biostimulants et de produits alternatifs de bio-contrôle :

En ce qui concerne l’utilisation de biostimulants et de produits alternatifs de bio-contrôle, une gamme de produits et une stratégie d’application ont déjà été évaluées lors du projet DEPHY EXPE HORTIFLOR. Dans cette stratégie, des biostimulants sont appliqués tous les 15 jours.

Le caractère agro-écologique de l’étude

 Le caractère agro-écologique consiste en premier lieu dans la valorisation de la faune auxiliaire indigène.

L’utilisation de compléments alimentaires est un des facteurs favorables à la biodiversité fonctionnelle que l’on peut retrouver dans les cultures sous serre. Le saupoudrage de pollen est une source de nourriture indispensable pour les insectes au stade adultes que sont : les chrysopes, les syrphes, les ichneumonidés, Aphidius sp., Cecidomyies, Coccophagussp., Eretmocerus mundus, Encarsia bimaculata. D’autres auxiliaires indigènes ont été relevés comme Aeolothrips sp. insecte prédateur des thrips adultes et Ceranisus menes insecte parasitoïde des larves de thrips.

Des végétaux pourront être installés au plus près de la culture pour créer des niches ou pour nourrir la faune auxiliaire.

En second lieu, nous réaliserons une caractérisation de l’environnement des abris servant de support aux observatoires pilotés. Une description du site de production sera faite en effectuant un inventaire de la flore horticole et spontanée aux abords de la serre et une description typologique de cet environnement.

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