Programme européen IS@M

Début du projet européen MARITIMO IS@M pour une agriculture durable en méditerranée

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IS@M : développement d'une agriculture durable innovante en méditerranée

LES ENJEUX ET LE PROJET

 Les productions agricoles sont soumises à de fortes exigences de qualité de la part des marchés et des consommateurs (LMR - GlobalGAP). De plus, le recours massif aux pesticides chimiques se heurte aux directrices européennes sur le développement durable et à l’obligation de promouvoir une croissance verte basée sur la protection intégrée des cultures (Directive Européenne 128/2009, Plan Ecophyto II (en France) et Piano d’Azione Nazionale (en Italie)).

 Les enjeux sont donc forts pour l’agriculture transfrontalière franco-italienne où les risques parasitaires sont élevés du fait de conditions climatiques plus chaudes et d’échanges commerciaux très intensifs de plantes entières. Les entreprises agricoles sont confrontées au moins à un nouveau ravageur majeur chaque année qui attaque les cultures emblématiques de la zone : horticulture, maraîchage, oléiculture.

Au plan socio-économique, l’application de stratégies alternatives à l’utilisation de pesticides chimiques nécessite un changement radical des méthodes de production via une gestion optimale des auxiliaires naturels. Or, les entreprises ne pourront installer ces nouvelles stratégies de protection intégrée que si elles disposent d’outils dédiés pour gérer simplement et efficacement les cultures, devenues de vrais écosystèmes biologiques riches.

 Le projet IS@M vise à développer, valider et optimiser une plateforme collaborative regroupant des outils innovants d’aide à la décision pour aider quotidiennement les entreprises à prendre les meilleures décisions en matière de santé des plantes.

Dans le cadre d’une co-conception participative (instituts R&D, stations expérimentales, conseillers, firmes), IS@M développe un outil permettant d’évaluer l’état sanitaire et le risque épidémiologique au niveau parcellaire, en temps réel, au champ, sur tablette ou smartphone.

Il offre également un service complet de conseils, fiables et traçables, utilisables facilement par chaque entreprise et promeut un réseau méditerranéen d’entreprises agricoles grâce à un forum d’échanges de connaissances, d’expériences et d’alertes épidémiologiques.

 LES PARTENAIRES DU PROJET

 Les 8 partenaires sont bien sûr situés dans la zone concernée par les projets Interreg Marittimo, à savoir la Corse, le Var, les Alpes-Maritimes, la Ligurie, la Toscane et la Sardaigne.

  • Chef de File : Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), France (www.inra.fr)
  • Chambre d’Agriculture des Alpes-Maritimes (CA06), France (http://www.paca.chambres-agriculture.fr/la-chambre-dagriculture-alpes-maritimes/)
  • Syndicat du Centre Régional d'Application et de démonstration horticole (S.C.R.A.D.H.), France (www.scradh.com)
  • Chambre d’Agriculture de Haute Corse (CA2B), France (http://www.corse.chambres-agriculture.fr/chambre-dagriculture-de-haute-corse/)
  • Institut Régional pour l’horticulture (IRF), Italie (www.regflor.it)
  • Centre d’expérimentation et d’assistance Agricole (CERSAA), Italie (www.cersaa.it)
  • Conseil pour la Recherche en Agriculture et l’Analyse de l’Economie agricole – Unité de recherche pour la floriculture et les espèces ornementales (CREA – FSO), Italie (www.istflori.it)
  • Université de Sassari, Département d’Economie et Systèmes Arboricoles Section Agro écosystèmes Arboricoles (UNISS), Italie (http://desa.uniss.it)

 OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS

 Le projet IS@M vise à promouvoir la croissance verte des exploitations dans les zones transfrontalières. Une meilleure maitrise des problèmes sanitaires permettra d’augmenter la compétitivité des entreprises, réduire l’impact environnemental des productions, et faciliter l’accès aux écolabels et aux marchés à forte valeur ajoutée.

Le projet s’adresse donc aux producteurs, aux conseillers agricoles, aux fournisseurs de produits phytosanitaires et à toutes les structures d’appui, de recherche et de développement agricole.

Les objectifs spécifiques du projet sont donc de :

  • Réduire drastiquement l’utilisation des pesticides par rapport aux principales cultures d’intérêt dans la zone transfrontalière (dont plantes ornementales)
  • Maintenir et soutenir l’agriculture «écologique» dans les zones périurbaines et faciliter le renouvellement des générations;
  • Transférer des outils innovants au plus près des PME agricoles, et faciliter leur appropriation.

 Concrètement les résultats attendus du projets sont :

  • Créer un réseau stable d’institutions scientifiques transfrontalières pour soutenir et promouvoir une production agricole durable;
  • Développement de la plate-forme informatique IS@M et rédaction du manuel d’utilisation: Cette base de données permet de collecter, stocker, traiter et diffuser les informations nécessaires à la mise en œuvre de stratégies de défense et de production végétale intégrée avec une référence particulière à la lutte parasites biologiques contre les parasites animaux. Cet outil télématique, en cours de développement et soumis à validation / amélioration dans le cadre du projet IS@M, peut être utilisé comme outil d’aide à la décision pour une réduction totale de la quantité de pesticides utilisés en agriculture;
  • Harmonisation et diffusion des protocoles de culture / défense intégrée des cultures à travers des stratégies écocompatibles à appliquer dans les entreprises agricoles;
  • Sensibilisation des consommateurs aux choix conscients concernant la santé et la sécurité des produits achetés.

 MATERIELS ET METHODES

Le projet est financé à 85% par le Programme maritime Interreg Italie-France 2014-2020 (Fonds Européen de Développement régional - FEDER). Le budget total du projet est de 1 529 411.76 €. La quote-part restante pour la France provient de l'autofinancement des structures alors que pour l'Italie elle est apportée par le CPN.

Outre la gestion et la communication autour du projet, IS@M sera développé à travers les activités suivantes:

  • T1 : La conception et l’évaluation de la plateforme informatique S@M.

A partir d’enquêtes, d’études, de visites, d’essais, de bibliographie et de réunions, le contenu de l’outil S@M sera progressivement construit. Il s’agira de définir tout ce que doit founir la plateforme, tel que l’outil innovant de suivi des cultures, les méthodes d’échantillonnage et de surveillance épidémiologique appliquées aux cultures, les méthodes de gestion des problèmes phytosanitaires, etc. Pour plus d’efficacité, chaque partenaire du projet travaille sur des cultures spécifiques d’intérêt commun pour développer les systèmes de suivi les plus appropriés. Ainsi le Scradh a choisi de travailler prioritairement sur les anémones et renoncules.

  •  T2 : Des tests de validation des outils et des méthodes de production proposées, en conditions réelles (station et/ou entreprises).

Le retour d’expérience en conditions réelles permettra d’améliorer l’outil et tout ce que propose le S@M, aussi cette phase est très importante. La validation se fait par les expérimentateurs, les conseillers mais aussi les producteurs. Elle porte tant sur les outils physiques utilisables par les conseillers/producteurs que sur l’outil informatique lui-même et les méthodes qu’il propose.

Au Scradh, cette validation est réalisée dans le cadre d’un suivi de 10 entreprises et de travaux avec les conseillers de Phila Flor et des fournisseurs. Nous testons également divers solutions matérielles adaptées à la saisie des données sanitaires des cultures, des données d’interventions sur les cultures. Le matériel adapté au transfert des résultats de suivi sanitaire sur les entreprises par les conseillers est aussi étudié. L’objectif est que le producteur puisse disposer en temps réel d’un maximum d’informations robustes et pertinentes, sous une forme simple et adaptée à ses besoins.

  •  T3 : Formation et dissémination

Ce volet du projet est d’abord destiné aux utilisateurs actuels de S@M, afin de les former au mieux à l’outil. Il s’agit d’abord des expérimentateurs, mais aussi des producteurs en suivi, qui pourront prendre en main l’outil. Cela comprend aussi la rédaction des documents pour la formation aux nouvelles méthodes de protection intégrée des cultures et le transfert en entreprise.

Cette action comprend aussi une analyse des freins potentiels rencontrés pour le transfert dans les entreprises pilotes, afin de mieux adapter l’outil et/ou notre méthode de travail.

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